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Budget réduit pour les organes de contrôle: Risque accru de détournement et de corruption

Les membres de la société civile ont décortiqué le projet de loi de finances rectificative. Ceux-ci remettent principalement en question la répartition du budget ainsi que la baisse du budget alloué aux organes de contrôle des dépenses.

Limitation de marge de manœuvre? L’État a décidé de réduire le budget alloué aux organes de contrôle (OCFP) et aux Institutions de lutte contre la corruption (ILCC), dans le projet de Loi des finances rectificative (PLFR) 2020. Une décision qui surprend la commission finance du Mouvement Rohy et le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC), qui n’avaient alors pas manqué de faire part de leurs inquiétudes devant les parlementaires, dont ceux du Sénat, la semaine dernière.

Excepté pour la Direction de l’Audit interne, toutes les entités ont subi une baisse de leur budget, pouvant aller jusqu’à -49,9 pourcent pour le programme sur le contrôle externe des finances publiques. Les OCFP et les ILCC représentent 0,2 pourcent du budget général contre 0,3 pourcent dans la loi des Finances initiale (LFI) 2020, soulèvent les représentants de la société civile ayant participé à cette rencontre avec les parlementaires de la Chambre haute.

“Or, dans le contexte de crise, les risques de détournement et de corruption sont accrus. Les OCFP et les ILCC jouent un rôle essentiel dans la manière de faire face à ces risques”, a rappelé un représentant du mouvement Rohy.

Un choix incompréhensible de la part de l’Etat

Les membres de la société civile n’ont alors pas manqué de soulever des choix d’augmentation de budget, qui suscitent  des questions dans le contexte de crise actuel. Ils parlent par exemple des 2 729 milliards d’ariary du ministère des Finances, dont l’augmentation est principalement au niveau des transferts (+179 milliards d’ariary) et des investissements internes (+490 milliards d’ariary) ainsi que de ses effectifs.

Le budget alloué au ministère de la Santé avait également été discuté, dont les 12 milliards d’indemnités pour le personnel soignant dans lutte contre le Covid19 qui sont invisibles dans le PLFR. Sans parler de l’augmentation incompréhensible des provisions pour investissements.

Mais la chance est visiblement mince pour ces organisations de la société civile qui avait tenté de “raisonner” les parlementaires. Ceux de la Chambre basse ont déjà adopté sans amendement la loi des Finances. La balle est dans le camp des Sénateurs.

 

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