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Pôles anti-corruption: Une tentative de révision de la législation dénoncée par la société civile

Une tentative de révision du texte sur les Pôles anti-corruption aurait été discrètement orchestrée. Une opération qui n'a pas échappé à la vigilance de la société civile. L'alerte est déclenchée.

Des organisations de la société civile (OSC) ont indiqué avoir été informées sur l’intention du gouvernement malgache de modifier le texte fondateur des Pôles anti-corruption (PACs). Un député serait chargé de faire passer les modifications à travers une proposition de loi et l’objectif serait l’adoption des réformes par l’Assemblée nationale le plus tôt possible.

C’est à travers un communiqué que Transparency international (TI-MC) et plusieurs autres OSC impliquées dans la lutte contre la corruption et la quête de la transparence ont fait part de ce “projet” du gouvernement.

Ces organisations se disent alors consternées puisque “personne n’aurait été au fait de ce projet, ni les institutions de lutte contre la corruption (CSI, Bianco, Samifin, PACs), ni même le ministère de la Justice, ni le Conseil supérieur de la Magistrature”, indiquent-t-elles dans ce communiqué conjoint. Ces OSC attendent alors des explications de la part du Président de la République, du Premier ministre, du ministre de la Justice concernant ce projet.

Elles demandent également aux députés et sénateurs de “ne pas voter cette réforme inquiétante”. Mais encore faut-il que ce soit disant député soit assez déterminé pour aller jusqu’au bout de sa mission, surtout avec l’alerte qui avait été déjà déclenchée. En effet, celui-ci serait chargé de présenter le nouveau texte devant la Commission juridique de l’Assemblée nationale. Les yeux sont alors rivés vers le CCI Ivato où se réunissent les députés.

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