COVID-19SantéSociété

Mesures barrières contre le coronavirus: Arrestation massive des contrevenants

La traque des personnes qui ne respectent pas les mesures de santé pour éviter la propagation du coronavirus est lancée . Des chauffeurs et des receveurs sont déjà enfermés en violon dans les commissariats de la capitale.

La chasse est ouverte! 148 personnes qui n’ont pas respecté les gestes barrières recommandés par l’Etat ont été sanctionnées par la police nationale. C’est le résultat obtenu à Antananarivo en quatre heures seulement selon le coordonateur du Centre de commandement opérationnel (CCO Covid-19), le général Elack Olivier Andriankaja.

78 d’entre ces personnes sanctionnées sont des chauffeurs et des receveurs de bus qui ont été tout de suite enfermés en violon. Le reste sont des simples citoyens qui n’ont pas porté de masque de protection. 39 véhicules qui sont tous des «taxi-be» ont été par contre mis en fourrière. Pour la plupart, ils n’ont pas utilisé des gels désinfectants, certains ont transporté des passagers qui ne portent pas de masques si d’autres ont encore recours aux strapontins.

Contrôle des “taxi-be” dans les rues de la capitale

«Nous avons déjà conscientisé tous les citoyens par rapport aux risques encourus et concernant les sanctions qui seront prises à l’encontre de ceux qui enfreignent les règlements. Il est maintenant temps de passer à l’action pour limiter la propagation du coronavirus», selon le général Elack Olivier Andriankaja.

Nettoyage de rue obligatoire pour certains sanctionnés

Par ailleurs, ceux qui n’ont pas été placés en garde vue sont contraints d’effectuer des Travaux d’intérêt général (TIG). C’est le cas pour tous ceux qui ont été appréhendés par le commissariat du 1er et celui du 8ème arrondissement d’Antananarivo. Ceux qui ont jeté leurs déchets par terre ont été contraints de balayer la rue. Selon une source auprès de la police nationale, les mesures prises sont beaucoup plus strictes à l’égard des transporteurs en commun car les risques de contracter le virus est beaucoup plus élevé dans les «taxi-be». Normalement, la détention provisoire est de 48 heures et “ceux qui ont été placés dans les violons devraient donc sortir après ce délai”, informe toujours cette source policière.

Les mesures d’accompagnement font défaut

Le durcissement des mesures a engendré la grogne chez certains chauffeurs. Selon leurs dires, leurs versements sont presque réduits de moitié à cause de la restriction de strapontin et des horaires de travail alors que les policiers exigent encore l’utilisation des gels désinfectants. Ce qui constituent une dépense supplémentaire pour eux. Pour les rassurer, le coordonateur du CCO Covid-19 les ont informés qu’ils seront appuyés par l’Etat pour faire respecter les mesures sanitaires notamment la désinfection de leurs véhicules dans les primus et les terminus . Un dispositif de lavage des mains avec du savon y sera aussi installé à partir du mercredi 1er juillet au plus tard.

 

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page