ActualitésEconomie

Une catastrophe humanitaire et économique se profile pour le secteur tourisme

L’aggravation de la crise du coronavirus entraine l’aggravation de la crise économique pour les entreprises, notamment du secteur tourisme. Pour ce dernier, 40 000 emplois directs sont menacés et nécessite une aide financière directe de l’Etat.

Les choses se compliquent pour le secteur tourisme. L’aggravation de la situation sanitaire a fini par anéantir l’espoir d’une petite reprise qui aurait pu donner un peu d’oxygène pour la haute saison. Les entreprises qui travaillent dans ce secteur voit ainsi un avenir plus que sombre pour leurs activités et leurs établissements.  A en croire une lettre adressée par la confédération du tourisme de Madagascar au président de la République, le chômage technique complet ne semble plus être très loin pour les 40 000 salariés qui vivent directement de ce secteur.

«Après avoir procédé à la mise en chômage technique partiel, l’épuration des congés, la mise en demi-salaire et mi-temps des salariés, les employeurs n’ont plus les moyens de subvenir à leurs charges. Plusieurs établissements ont déjà fermé», stipule cette lettre très alarmiste adressée au Chef de l’Etat.

La réception d’un grand hôtel vidée de ses occupants

Les entreprises du secteur tourisme se retrouvent ainsi véritablement au pied du mur. L’impossibilité de dresser une perspective complique encore davantage le problème. Pour ce groupement professionnel, une aide financière directe de l’Etat fait partie des solutions qui leur permettrait de survivre à travers la prise en charge de trois mois de chômage technique ainsi que le prolongement du délai de chômage technique au-delà de six mois. Il demande également à être exempté de loyers pour les trois mois à venir. A tout cela s’ajoute, évidemment, l’annulation de la collecte de toutes les obligations fiscales pour l’exercice 2020 ainsi que de toutes les charges sociales et fiscales.

Reste à savoir si l’Etat est en mesure de répondre favorablement à cette demande. Il faut dire que ce dernier est également confronté aux effets du ralentissement de l’économie et de la consommation en général. Sans oublier que le gouvernement a également fait passer en priorité de nombreux investissements en infrastructures dans les dépenses publiques. Et les choses risquent d’empirer dans les semaines à venir avec un risque accru d’explosion sociale.

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page