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Crise du Coronavirus: “Les propositions de l’État décalent avec les attentes du secteur privé”

Les langues se délient après la rencontre du patronat avec le chef de l’Etat. Les propositions faites à cette occasion sont très loin des attentes du secteur privé qui veulent d’abord parer aux plus urgent à savoir sauver des emplois et survivre.

“Il y a un décalage entre les attentes du secteur privé et les propositions du gouvernement”. Voilà ce que le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Thierry Rajaona, a tiré comme conclusion de la récente rencontre entre le patronat et l’équipe de la Présidence à Iavoloha. Les opérateurs économiques qui sont dans une situation critique optent pour un plan de survie si l’État mise déjà sur un plan de relance.

Thierry Rajaona rappelle qu’un plan de mitigation pour répondre à l’urgence avait pourtant été déjà élaboré, avec la participation de toutes les parties prenantes. Le gouvernement a décidé de ne pas le prendre en compte et a concocté unilatéralement un plan multisectoriel d’urgence, qui n’a finalement été présenté que lors de la rencontre a Iavoloha, devant les chefs d’entreprises qui y avaient assisté.

“Il s’agit d’un plan de relance post-crise et non d’un plan de soutien qui permet de l’affonter dans le présent. Le Chef de l’État avançait des mesures sur le plan financier, mais même avec le plan Marshall, le vaste projet infrastructurel avancé est bien loin de répondre aux besoins économiques. Ce plan met avant tout en avant des infrastructures sociales”, soutient-il.

Mesures pour sauver les emplois

Le président du Fivondronan’ny mpandraharaha Malagasy (Fivmpama), Andrianavalomanana Andrianarison s’est également exprimé. Selon lui, les mesures prises par l’État, comme le report du paiement des obligations fiscales, la facilitation de l’accès aux crédits ne pourront régler qu’une infime partie des problèmes actuels. Il insiste sur des mesures visant à sauver des emplois et maintenir les activités des entreprises dont des appuis financiers. Le secteur privé avait alors déjà réclamé des subventions mais l’État a répondu négativement.

Pas de bol donc pour les entreprises. Visiblement leur survie dépendra d’elles-mêmes en ce temps de crise. Et que seules celles qui auront assez de trésoreries et celles qui auront assez de garanties pour prendre le risque de contracter des prêts auprès des banques pourront rediscuter du plan de relance avancé par l’État… à l’avenir.

Quoi qu’il en soit, le secteur privé admet qu’il y a une amélioration dans son dialogue avec l’État. Mais il est toujours attendus de ce dialogue des résultats concrets.

 

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