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Projet hydroélectrique: Sahofika décroche son permis environnemental

Le projet de construction de centrale hydroélectrique de Sahofika vient de décrocher son permis environnemental. Il va pouvoir passer au stade de développement mais la situation actuelle risque de changer la donne.

Une étape de franchie. Le consortium Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive (NEHO), avait finalement reçu de la part de l’Office national de l’environnement (ONE) le permis environnemental et le plan de gestion du projet d’aménagement hydroélectrique de Sahofika, la semaine dernière.

Dans une publication, l’ONE souligne que suite à une évaluation favorable du dossier d’étude d’Impact environnemental et social (EIES) de ce projet par le Comité technique d’évaluation ad hoc (CTE), et l’avis favorable émis par la Commission d’enquête et d’audience publique (CEAP), le permis environnemental a été octroyé conformément aux dispositions de la MECIE. Ce, sous réserve du respect effectif du Plan de gestion environnementale (PGE) par la société NEHO.

“Nous avons travaillé pendant deux ans sur l’EIES. Nous avons travaillé avec la communauté locale pour connaître ses besoins, ses ambitions ainsi que ses contraintes et angoisses pour que celle-ci ait une vision positive du projet. La communauté et la biodiversité sont au cœur de ce projet”, a tenu à expliquer, Johann Pless, représentant de ce consortium.

Le démarrage effectif du chantier reste un point d’interrogation

Ce responsable s’est cependant abstenu de livrer des informations concernant la suite de ce projet, après la délivrance de ce permis environnemental. Beaucoup se demande en effet à quand debutera les travaux sur le chantier, après les annonces qui ont été successivement faites.

On attend la concrétisation du projet

Le paraphe du contrat de concession de 35 ans, entre le ministère de l’Energie (MEH) et ce Consortium avait été effectué au mois de septembre 2019. Il ne s’agissait pas d’un contrat final mais d’une étape pour l’obtention de l’accord de la Banque africaine de développement (BAD) qui allait se porter garant du projet, d’après ce qu’avait expliqué le secrétaire général du MEH à l’époque.

Au mois de décembre 2019, la BAD avait alors approuvé une garantie partielle des risques, d’une valeur de 100 millions de dollars. Une enveloppe qui servira à garantir l’atténuation des risques encourus par le développeur et les financiers du projet, en fournissant un appui pour les obligations de la Jirama, a expliqué cette institution financière. La Banque africaine avait parallèlement réussi à réunir pas moins de sept autres institutions financières, prêtes à s’investir dans ce grand projet qui nécessiterait 950 millions de dollars.

Des points de blocages persistent

Plusieurs points bloqueraient ce projet, dont entre autres la mise en place d’une ligne d’évacuation des énergies produites, sur laquelle la Jirama et le Consortium NEHO ne se seraient pas mis d’accord. Les deux parties ne se seraient pas convenues sur celle qui va financer les travaux y afférents ou sur la ligne qui va être installée (aérienne ou souterraine).

Le prix du kilowattheure fait également encore l’objet d’une rude négociation. La partie malgache se batterait pour ramener à 5 cents dollars le kilowattheure qui serait proposé à 11 cents dollars par NEHO. La durée de la concession de 35 ans serait aussi remise en question.

En tout cas, le directeur général adjoint en charge des opérations de la Jirama, Albert Ravelojaona est optimiste. Contacté, celui-ci a rassuré que les négociations devront se conclure très prochainement.

A rappeler qu’à terme, cette centrale hydroélectrique de Sahofika est prévue produire une capacité installée de 192 mégawatts. L’énergie électrique produite sera injectée sur le réseau de la Jirama.

 

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